Only the Palm
(In progress – Documentary – Hi8, Analog Photography, 4K) Produce by Les Salines Film
Only the palm is a documentary project rooted in my father’s migration and the colonial legacy that shaped his life. The film begins with his departure from Sri Lanka to England in the 1960s and traces the silent violence of assimilation, the gradual erasure of language, memory, and self, performed in the name of integration. Through this journey, I confront the inherited fractures that have shaped my own mixed-race identity.
The film examines how colonial histories continue to structure intimate lives, producing fantasies of belonging while demanding disappearance. My father’s story reveals the brutality of these processes: how one learns to survive by making oneself smaller, more legible, more acceptable. His silence, long perceived as absence, emerges instead as a consequence of historical and political forces that left little space for complexity or dissent.
Through images from my childhood, personal archives, and the images I create today, I move between generations and geographies. Movement and choreography become tools to articulate what was never spoken, a language for displacement, for interrupted transmission, for the gestures that remain when words fail. This visual and embodied approach allows me to re-inscribe my father into history, not as a shadow, but as a presence.
Only the palm is an act of justice. By returning to my father’s trajectory, the film seeks to restore what assimilation attempted to erase. It is a process of learning and re-positioning: understanding how my identity is shaped not only by fantasy or desire, but by loss, constraint, and resilience. In reconnecting with his story, I construct a lineage that resists disappearance and opens a space for shared belonging beyond imposed norms.
Only the Palm
(En cours – Documentaire – Hi8, photographie argentique, 4K)
Produit par Les Salines Film
Only the Palm est un projet documentaire ancré dans la migration de mon père et dans l’héritage colonial qui a façonné sa vie. Le film s’ouvre sur son départ du Sri Lanka vers l’Angleterre dans les années 1960 et retrace la violence silencieuse de l’assimilation — l’effacement progressif de la langue, de la mémoire et de soi, opéré au nom de l’intégration. À travers ce parcours, je confronte les fractures héritées qui ont façonné ma propre identité métisse.
Le film interroge la manière dont les histoires coloniales continuent de structurer les vies intimes, produisant des fantasmes d’appartenance tout en exigeant des formes de disparition. Le récit de mon père révèle la brutalité de ces processus : comment l’on apprend à survivre en se faisant plus petit, plus lisible, plus acceptable. Son silence, longtemps perçu comme une absence, apparaît alors comme la conséquence de forces historiques et politiques laissant peu de place à la complexité ou à la dissidence.
À travers des images de mon enfance, des archives personnelles et les images que je produis aujourd’hui, je circule entre générations et géographies. Le mouvement et la chorégraphie deviennent des outils pour formuler ce qui n’a jamais été dit — un langage du déplacement, de la transmission interrompue, des gestes qui subsistent lorsque les mots font défaut. Cette approche visuelle et incarnée me permet de réinscrire mon père dans l’histoire, non pas comme une ombre, mais comme une présence.
Only the Palm est un acte de justice. En revenant sur la trajectoire de mon père, le film cherche à restaurer ce que l’assimilation a tenté d’effacer. Il s’agit d’un processus d’apprentissage et de repositionnement : comprendre comment mon identité est façonnée non seulement par le fantasme ou le désir, mais aussi par la perte, la contrainte et la résilience. En me reconnectant à son histoire, je construis une filiation qui résiste à la disparition et ouvre un espace d’appartenance partagée, au-delà des normes imposées.




